Le cas Le Pen

le_pen_marine-9586Nom : Le Pen
Prénom : Marion Anne Perrine, dite Marine
Surnom : « Jean-Marine », « Madame Frexit »
Parti : Rassemblement Bleu Marine pour ne pas effrayer les uns, Front national pour rassurer les autres
Famille de pensée politique : Gloubi-boulga démagogique

*

Dans la cour de récré, l’enfant imaginaire

Faisons l’effort d’imagination nécessaire pour visualiser Marine Le Pen enfant. Gentille blondinette à couettes et petite robe à fleurs ? Hum… non. On la voit mieux dans le genre garçon manqué. Plus grande que pas mal de ses camarades de classe, plutôt charpentée, elle use de son physique pour faire régner la loi : sa loi. À la fois brute et grande gueule, on est sûr de la trouver dans toutes les bagarres, qu’elle les provoque ou s’y jette par simple amusement. Elle adore coller des beignes aussi bien aux mecs qu’aux filles. Elle ne déteste rien plus que les petits caïds agités qui lui disputent le titre de tyran de la récré mais qui n’osent se battre que par procuration de grands crétins affidés. Contrairement à ces « fiottes », comme elle les surnomme avec mépris, elle va au contact, elle !… quitte à s’en prendre une ou deux dans la figure de temps en temps. Elle ne supporte pas plus les gamins qui osent prendre la défense de ceux qu’elle a décidé de maltraiter. En gros, tous les marmots inconscients qui se mettent sur son chemin doivent se préparer à recevoir des coups. La petite Marine ? Une vraie terreur !

Elle joue à la dure, fume des cigarettes en cachette des adultes et s’en vante auprès des autres enfants. Tous les gamins la regardent avec un mélange de crainte et d’envie… sauf ses têtes de turc, victimes arbitraires de cette dictatrice en salopette qui adore les humilier. Ceux-là, ils la haïssent, elle et la violence de ses coups. Et son air narquois qui suinte l’impunité. Parce qu’avec Marine, les règles, c’est bon pour les autres. Fille à papa, elle se sent intouchable. C’est pour ça qu’elle se montre si dissipée, si insolente avec les adultes. Pas spécialement douée en classe, elle s’en contrefout et se plait à le montrer en chahutant sans cesse. Tous les profs en ont de ces élèves au fond qui fichent tout le temps le boxon et peuvent foutre en l’air une classe. Ben là, c’est elle. De toute façon, elle sait qu’au moindre problème, elle pourra compter sur son père pour se pointer à l’école, invectiver les profs et menacer le directeur de faire un scandale (voire pire). Quelle sale gosse, cette Marine !

Dans l’arène politique, l’adulte au combat

L’héritière du Menhir (rien à voir avec un nouvel album d’Asterix) incarne le combo ultime de la « fille de » et de l’apparatchik. Et elle réussit malgré tout le tour de force de se faire passer pour femme du peuple et antisystème. Chapeau bas, l’artiste !

Le parcours de Marine Le Pen suit une trajectoire impeccable ponctuée de quelques ratés finalement sans importance. Après des études de droit et un passage éclair par la carrière d’avocat, elle s’implique dans le parti de papa en tant que juriste. Elle grimpe rapidement dans l’organigramme grâce à son nom de famille ses grands talents personnels jusqu’en 2002. Cette année-là, elle profite de la réussite historique de son père, qui se hisse au second tour, pour faire son entrée dans le monde médiatique. Les cadres capables de faire bonne impression à l’écran sont rares et elle est mobilisée pour faire la retape, en particulier au moment des législatives qui suivent. Les médias flairent tout de suite la très bonne cliente et on la voit de plus en plus invitée. Marine Le Pen y prend goût et profite de cette exposition pour poursuivre la stratégie de « dédiabolisation » qu’elle mène au sein du parti.

Car tout son projet consiste depuis plusieurs années à réorienter le parti frontiste et à le façonner plus à sa main. Elle mène ainsi un patient travail de sape qui s’accompagne, au milieu des années 2000, de purges régulières (Stirbois, Bompard… s’en souviennent), afin de se positionner comme l’héritière du parti pourtant promis à Bruno Gollnisch. Pour la campagne de 2007, c’est elle qui donne le la, au grand dam du FN canal historique. L’échec de son père qui ne réunit qu’un peu plus de 10% des voix, quatrième derrière Sarkozy, Royal et Bayrou, lui est imputé en interne. Face à trois candidats représentant une génération plus jeune, plus fraîche, les tentatives de renouveler l’image de Jean-Marie Le Pen, marquée dans l’opinion publique par le souvenir de 2002, semblaient bien vaines. D’autant que le candidat de l’UMP a su alors séduire et « siphonner » une part importante de l’électorat frontiste. L’ancienne garde légitimiste voit dans le mauvais résultat du père l’occasion de se débarrasser de la fille et de sa clique… espoir vite douché : déterminée, Marine Le Pen poursuit dans sa voie, remporte la guéguerre interne et prend le parti au congrès de Tours de 2010 avec plus des deux-tiers des voix des militants.

Parallèlement à la conquête du pouvoir interne, elle affermit sa légitimité par l’onction populaire. Pas avare en contradictions, quoiqu’elle fustige les institutions européennes, elle se fait élire en 2004 et 2009 au Parlement européen, où elle brille par son absence. Elle s’implante en même temps dans le Nord-Pas-de-Calais, dont elle devient conseillère régionale, et dans la ville d’Hénin-Beaumont. Elle y enregistre à chaque élection des scores remarquables. En 2012, elle se lance à 44 ans dans sa première campagne présidentielle sous son nom… et prénom. Avec près de six millions et demi de voix et 17,9% des suffrages, elle obtient le meilleur résultat que le FN ait connu à cette élection. Elle en profite pour lancer son « Rassemblement Bleu Marine ». L’objectif avoué : dépasser le FN et ratisser plus large. Les législatives qui suivent lui donnent deux députés : sa nièce Marion Maréchal-Le-Pen et l’inénarrable avocat Gilbert Collard. Elle enchaîne les succès, menaçant même de remporter deux régions en 2015. Les réussites électorales lui permettent de faire émerger de nouvelles têtes, une nouvelle génération, assurant par ce renouvellement une meilleure emprise sur le parti et confortant sa ligne stratégique… malgré des forces centrifuges que l’on peut aisément percevoir.

*

Éloge flatteur : les qualités remarquables

Dans sa conquête du pouvoir, Marine Le Pen peut se reposer sur de solides atouts. Petit aperçu des quatre principaux, sans ordre particulier.

Son âge. Dans les autres partis, l’encombrement générationnel est tel, qu’on ne se lance dans sa propre campagne politique qu’après cinquante ans, une fois mis à la porte les prédécesseurs (en général contre leur gré : la volonté de durer est terrible), éliminés les nombreux rivaux directs, et apaisés temporairement les (un peu) plus jeunes qui pressent derrière, leur ambition en étendard. Au FN, la situation est différente : Marine Le Pen n’a que 48 ans, déjà l’expérience d’une campagne derrière elle et personne dans son camp pour lui faire concurrence avant quelques décennies. Elle a tout le temps devant elle. En 2017 elle aura 49 ans, en 2022 54 ans, en 2027 59 ans, en 2032 64 ans, en 2037 69 ans… Quand on voit qu’Hillary Clinton a aujourd’hui 68 ans, Alain Juppé 71, et que Jean-Marie Le Pen a mené sa dernière campagne présidentielle en 2007 à 79 ans, on se dit qu’on n’en a pas fini avec sa fille !

Sa nouveauté. L’argument massue qu’on entend bien souvent : « on a essayé la gauche et la droite, ils ont échoué ; le FN, on n’a pas essayé ». Tristement imparable. C’était vrai à l’époque de Jean-Marie, ça l’est encore plus à celle de Marine qui ajoute la féminité à la liste des nouveautés. Conséquence : la phase ascendante dans laquelle elle se trouve s’autoalimente. Elle a le vent en poupe et crée un appel d’air. Cyniquement, un jeune qui voudrait faire carrière en politique et qui ne serait pas trop lesté par les convictions – si ce n’est son ambition – serait sûr de faire un bon pari en misant sur elle. S’il n’est pas trop débile (et même), il n’aura pas de mal à devenir conseiller à une assemblée locale ; s’il est suffisamment filou, il saura se faire embaucher au Parlement européen, voire y être élu ; enfin, s’il sait vaguement écrire et parler, qu’il ne passe pas trop mal à la télé et qu’il choisit une terre favorable, bingo ! il aura toutes les chances d’entrer à l’Assemblée en 2017 ou 2022.

Son exposition. On l’a vu, depuis les élections de 2002, Marine Le Pen est rapidement devenue une bête médiatique. On se l’arrache parce qu’elle fait vendre. Tout un storytelling s’est mis en place à coup de sondages et d’interviews. Les enquêtes la donnant en tête du premier tour pour 2017 sont largement relayées, commentées et discutées par tous les éditocrates qui adorent jouer à se faire peur, surtout quand ça augmente l’audience et les ventes. Comme à leur habitude, tour à tour serviles et arrogants, faibles avec les forts et forts avec les faibles, ils participent à implanter dans les esprits la légitimité du vote Le Pen comme ils l’avaient fait en 2007 avec Sarkozy. Car, à force de répéter qu’elle monte, qu’elle est assurée d’être au deuxième tour, etc. on accrédite cette idée, on la rend vraisemblable et donc plus acceptable. De ce fait, on affermit les convictions de ceux qui pensent voter pour elle et on encourage ceux qui s’interrogent : « après tout, si elle est en tête, je peux bien voter pour elle, moi aussi ». En des termes plus savants, cela s’appelle une parole performative ou une prophétie autoréalisatrice : dire, c’est faire.

Son ambiguïté idéologique. Marine Le Pen juxtapose des éléments issus de traditions philosophiques et politiques contradictoires mais qui répondent aux attentes de catégories différentes d’électeurs… et ça marche ! La « dédiabolisation » est une réussite. À l’image de la création du « Rassemblement Bleu Marine », elle élargit l’audience de son parti bien au-delà de l’électorat classique du FN. Pour le résumer de manière abrupte, coexistent simultanément la ligne Marion Maréchal-Le Pen et la ligne Florian Philippot, le FN du sud et le FN du nord.
En caricaturant légèrement, on a d’une part le fonds traditionnel d’extrême-droite : à la fois d’inspiration poujadiste, anti-élite, xénophobe, antisémite, très individualiste (moi d’abord, ensuite ma famille, ensuite mes voisins, ensuite mon village, ensuite mon pays), auquel s’ajoute un courant catholique traditionaliste avec son corpus idéologique homophobe, réactionnaire (au sens historique du terme) et notamment très rétrograde sur les droits des femmes (anti-IVG…). Bien entendu, ce premier camp est traversé de dissensions mais il forme le socle historique du FN tel que Jean-Marie Le Pen avait réussi à le constituer, non sans mal, à partir des différentes familles de l’extrême-droite française. Pour reprendre la typologie que j’ai développée ailleurs, ce camp incarne à droite l’alliance des pensées libérale (en matière économique) et identitaire (dans tous les autres domaines). Il séduit particulièrement dans le sud-est où s’implante la passionaria Marion Maréchal-Le Pen.
Et d’autre part un nouveau discours faisant appel à la souveraineté nationale, aux principes de la République, tout particulièrement la laïcité, à la défense des services publics… un discours plus étatiste[1], plus social, mais aussi plus ouvert en ce qui concerne les mœurs, en particulier l’homosexualité ou le droit des femmes. Il s’agit ici, en se réappropriant un vocabulaire républicain, de séduire les si nombreux déçus de la gauche, en particulier dans cette France périphérique qui se sent abandonnée. C’est la stratégie de Florian Philippot qui semble plutôt bien fonctionner dans les anciennes zones industrielles du nord et de l’est.
Bien entendu, c’est beaucoup plus compliqué que cela et la grande force de Marine Le Pen est de jouer sur cette complexité en se servant de ses ambiguïtés idéologiques pour servir à chacun la chansonnette qu’il souhaite entendre.

Liberté de blâmer : les défauts rédhibitoires

L’escroquerie idéologique. Bien entendu, l’habillage républicain de certains pans du discours lepéniste new generation n’est qu’un masque, un leurre. Sous l’influence de Florian Philippot, dont les références chevènementistes sont au Lion de Belfort ce que McDo est à la gastronomie française, elle a ramassé les dépouilles des concepts de la République pour s’en parer. Elle a volé le vocabulaire et la symbolique pour mieux les pervertir. Il ne faut pas s’y tromper, il ne faut pas se laisser séduire par les sirènes démagogiques, il ne faut pas céder même lorsqu’on a le sentiment que tous les autres ont tourné le dos aux idéaux républicains. La rhétorique de Marine Le Pen ne doit pas faire oublier que, si elle accède au pouvoir, les beaux discours seront immédiatement oubliés et que c’est l’autre ligne, la dure, l’historique, qui gouvernera. Comment peut-on croire qu’elle rendra aux hussards noirs leur dignité et leur autorité, alors qu’au contraire elle ne fera qu’accélérer la pulvérisation d’une école déjà à l’agonie, au grand profit des officines privées ? Elle ne pansera pas les plaies d’une nation fracturée mais versera dessus le sel du ressentiment et de la haine. Le jeu est d’ailleurs trouble et nauséabond dans les relations entre les alliés objectifs, identitaires de tous poils qui partagent le même fantasme d’entre-soi et de guerre civile.

Les tensions internes. Ces ambiguïtés idéologiques prennent racine dans les différentes composantes de son mouvement. Or, celles-ci ne se supportent que tant que les succès sont au rendez-vous et que la promesse du pouvoir semble crédible. Marine Le Pen ne tient ses troupes qu’à cette condition : engranger les victoires. Les forces centrifuges qui œuvrent au cœur du parti sont puissantes et les haines recuites. Elles n’attendent qu’un échec pour se déchaîner. Malgré les épurations, la stratégie Philippot n’est toujours pas acceptée par une bonne partie des cadres qui voient d’un mauvais œil la mise sur la touche du président-fondateur. À l’occasion d’une défaite ou d’un faux-pas, la petite-fille pourrait jouer sur ce ressentiment contre sa tante pour recentrer le discours sur les fondamentaux et virer les parements cosmétiques de l’autre courant. Jean-Marie Le Pen avait déjà eu à affronter les tentatives de putsch et de sécession lorsque plusieurs courants traversaient le FN. Le grand écart idéologique et stratégique que sa fille réalise aujourd’hui s’avère bien plus critique entre des positions radicalement antagonistes. Elle semble réussir. Pour combien de temps ?

Les faiblesses de l’appareil. Enfin, malgré les grincements de dents et les réticences d’une partie du parti, Marine Le Pen est contrainte de s’appuyer dessus. En effet, la structure du FN peine déjà à fournir l’armée de militants et de cadres nécessaires, non seulement à la conquête du pouvoir mais, surtout, à son exercice. À la limite, les militants, elle les a plus ou moins (et encore !). Mais les cadres, c’est une autre histoire. L’appel d’air dont je parlais un peu plus haut à propos du « Mouvement Bleu Marine » s’avère crucial. Recruter et former des individus capables d’être présentés aux élections et aux médias, c’est long et difficile… mais en trouver qui puissent nourrir un programme et ensuite l’appliquer une fois les élections remportées, là ça devient franchement compliqué. D’où le travail de fond réalisé par les équipes de Marine Le Pen pour renforcer l’armature de l’organisation, étendre les réseaux au-delà des cercles historiques des intellectuels frontistes, débaucher des gens compétents et expérimentés, et former de jeunes pousses prometteuses. Quoique tout ceci se fasse actuellement sans doute à marche forcée, il paraît peu probable qu’elle soit réellement prête l’année prochaine. Mais ce n’est là qu’une supposition.

*

Conclusion temporaire et subjective

Le véritable objectif présidentiel de Marine Le Pen est, ou devrait être, 2022. Une victoire en 2017 serait une excellente nouvelle pour elle (pas pour nous !) mais sans doute trop précipitée : elle récupèrerait au lendemain de l’élection une belle masse d’opportunistes venant de droite (et sans doute aussi de gauche) avec, parmi eux, bon nombre de bras cassés, de branlotins et de branquignols. En plus, elle aurait toutes les peines du monde à obtenir une majorité suffisante et à gouverner sans alliances encombrantes. Sans doute a-t-elle conscience que le temps joue pour elle, qu’elle ne doit pas se hâter mais avancer méthodiquement, attendre que la situation ait suffisamment pourri sur pied tout en se préparant elle-même et en renforçant ses troupes.
Pour 2017, elle a tout intérêt à arriver en tête au premier tour… et à perdre avec la plus petite différence de voix possible, pour plaider la victimisation et la tyrannie d’un « système injuste ». Le camp éliminé du premier tour, quel qu’il soit, aurait ainsi toutes les chances d’éclater sous la pression de l’échec et de ses détestations internes. Elle pourrait alors tranquillement se présenter comme chef de l’opposition pendant cinq ans, face à un pouvoir affaibli par un médiocre résultat et par ses propres tiraillements. Forte d’une minorité importante à l’Assemblée, elle pourrait harceler le gouvernement et le forcer à sans cesse se positionner en fonction de l’agenda qu’elle dicterait.
Pour réaliser ce scénario, la difficulté majeure réside pour elle non dans l’élection présidentielle mais dans les législatives qui suivront. Si elle s’en sort bien, c’est-à-dire obtient plusieurs dizaines de députés (hypothèse fort possible quand on regarde les résultats des dernières élections locales), elle pourra faire taire les dissensions dans son parti et passer à la phase suivante : engranger et former des cadres pour 2022, tout en achevant la guerre des idées et remportant l’hégémonie intellectuelle sur un champ de bataille idéologique et culturel désespérément vide. Scénario effroyable s’il en est, auquel s’ajoute un paramètre tragique : dans le contexte actuel, n’importe quel événement brutal pour la société peut faire précipiter la situation. Républicains sincères, nous devons nous engager et nous préparer au pire : Winter is coming.

Probabilité d’être élue présidente de la République : plutôt faible en 2017… mais à partir de 2022, tout est à craindre.

Cincinnatus


[1] Certains osent dire « plus jacobin » sans trop savoir ce que cela signifie vraiment.

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