Vae victis

Cersei's-WalkofShame-S05E10

Le « walk of shame » de Cersei dans Game of Thrones : modèle de cette élection ?

Depuis une semaine, la campagne présidentielle est terminée. Emmanuel Macron est le nouveau président de la République. Tant mieux pour lui. Comme beaucoup, j’ai mis dans l’urne un bulletin à son nom, ne faisant mon choix qu’au dernier moment, dans l’isoloir. On ne s’étonnera pas que cela ne signifie pas une adhésion au personnage ni à son programme : au contraire [1]. Quoiqu’amère, j’assume cette décision parce que c’est mon vote, décidé en conscience… et malgré toutes les innommables pressions exercées entre les deux tours. Car, si la campagne électorale avant le premier tour avait déjà été odieuse, celle qui a suivi a repoussé les bornes de l’abjection. C’est toute la France qui a sombré dans une folie puérile et suicidaire [2].

Malheur aux vaincus : Mélenchon

En votant pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour, j’estime avoir fait bien plus contre le Front national qu’en votant pour Emmanuel Macron au second.

Le candidat de la France insoumise est le seul à avoir véritablement lutté contre Marine Le Pen en prenant au sérieux ses électeurs. Il est le seul à l’avoir fait reculer dans toutes les catégories et territoires où elle caracolait en tête depuis des années. Il est le seul à avoir écouté ceux qui souffrent et cherchent dans l’extrême-droite un exutoire à leur colère. Il est le seul à leur avoir proposé des solutions qui sont à l’opposé des fausses réponses du FN.

Non, il n’y a pas 11 millions de fascistes xénophobes en France, qui voudraient jeter à la mer les migrants et brûler leur voisin parce que la couleur de sa peau ne leur revient pas.
Que le FN ait été fondé par le rassemblement de groupuscules plus bêtes et violents les uns que les autres, aux idées nauséabondes et aux visions du monde condamnables, y compris un certain nombre de collaborateurs, de pétainistes et de fascistes, c’est un fait.
Qu’aujourd’hui encore, au sein de ce parti, ces mêmes tendances perdurent, j’en conviens volontiers.
Que l’élection de sa présidente représente un danger pour la France et que l’application de son programme s’annonce une catastrophe, j’en suis convaincu.
Qu’il y ait, parmi ceux qui votent pour le FN et Marine Le Pen, d’authentiques racistes et de vrais ennemis de la République, c’est, hélas, une réalité.
Mais affirmer, comme je l’ai trop lu et entendu, que tous ses électeurs sont des fascistes et autres noms d’oiseau, c’est se montrer à peu près aussi stupide que ceux que l’on prétend combattre.
Il y a surtout, parmi eux, des Français qui peinent, qui souffrent, qui se sentent oubliés et méprisés dans cette France périphérique décrite par le géographe Christophe Guilluy. Mélenchon l’a compris et a choisi de s’adresser à eux, non comme à des imbéciles ni à des pestiférés – attitude classique des autres partis –, mais à des adultes responsables qu’il s’agit de convaincre de l’impasse que serait pour eux une victoire du FN.

Depuis des années, Marine Le Pen était annoncée en tête de tous les sondages, souvent à plus de 30%. Pendant ce temps, Mélenchon arpentait la France, écoutait les Français – tous les Français –, construisait une méthode et un programme. Mais où étaient-ils, pendant tout ce temps, ceux qui devaient ensuite se montrer si véhéments à l’encontre du candidat de la France insoumise ? Ils pleurnichaient devant les sondages en levant les bras au ciel, clamant leur impuissance devant la montée du « populisme », ce mot dont ils ne connaissent même pas le sens et qui ne leur sert qu’à jeter un opprobre général sur tous leurs adversaires. Et puis, par miracle, ils se sont découverts militants antifascistes le 23 avril à 20h01. Ils se sont empressés de condamner Mélenchon pour son discours raté. Trop heureux de voir un homme blessé, il fallait l’achever [3].

Il a osé ne pas traiter ses électeurs comme des enfants ou des imbéciles à qui il faut tenir la main jusque dans l’isoloir ?
Il a osé les considérer comme des citoyens responsables capables de prendre par eux-mêmes une décision réfléchie et juste, en fonction de ce qu’ils jugent l’intérêt général ?
Il a osé respecter leur liberté, leur faire confiance et ne pas se considérer comme le propriétaire de leur suffrage ?
Ah mais quel horrible dictateur, en effet !

Fallait-il donc qu’il s’enduisît le visage de cendres, expiât son insoumission, voire subît la même punition que Cersei dans Game of Thrones ? À lire les aboiements des hyènes sur les réseaux sociaux, beaucoup semblent surtout se défouler sur lui sans même prêter la moindre attention à ses idées, à ses discours, à ses propositions. N’aurait-il pas été plus intelligent et plus sain d’engager avec lui une discussion serrée sur le fond ? D’analyser sincèrement les raisons de ses succès et de ses échecs ? De pointer ses erreurs réelles ? De faire du politique ?

Pour la première fois depuis bien longtemps, ont été proposés un programme et un discours s’assumant sérieusement comme une alternative aux politiques menées depuis 1974, sur les plans économique, social, écologique… On peut être en désaccord ! Mais, plutôt que de critiquer les hypothèses et les propositions, les incohérences ou les équivoques, on a renoncé à penser et préféré apposer compulsivement l’étiquette infâmante « extrême-gauche ». Or la lecture du programme et l’écoute des discours démontrent que l’on était loin, très loin même, de l’extrême-gauche. Hélas, cela exigeait un peu d’honnêteté intellectuelle et de dépasser les réactions épidermiques. Mais ceux qui ne voient le monde qu’au travers de catégories prépensées adorent considérer les autres comme des bocaux de confiture sur lesquels on colle des étiquettes et qu’on range bien proprement sur des étagères : ça les rassure !

Tant que cette vile chasse se poursuit, tant que le goût du sang continue d’aveugler et d’abrutir les uns et les autres, tant que les crispations s’exaspèrent à coups de tweets outranciers et honteux, le débat demeurera impossible. Et désormais rien ne paraît pouvoir éteindre cette haine violente dont il fait l’objet, détestation obsessionnelle très préoccupante qui témoigne du basculement plus général dans l’irrationnel à l’œuvre pendant cette campagne.

Malheur aux vaincus : la mesure et la raison

En effet, plutôt que de réfléchir aux causes du succès de Le Pen, d’explorer les raisons de la souffrance, d’observer les diagnostics, connus depuis longtemps, quant aux fractures françaises, nous avons sombré dans la farce la plus ridicule qui soit.

Les partisans de Mélenchon, qui ont passé des mois à combattre pied à pied le FN et à expliquer à quel point le projet de société de Macron est indigne et dangereux, n’ont pas eu le temps de sécher leurs larmes et d’avaler la défaite : comme leur candidat, ils ont été immédiatement sommés de rendre les armes, de battre leur coulpe et de rejoindre le camp du vainqueur s’ils ne voulaient pas être traités de fascistes ! Non seulement il fallait voter Macron – impératif moral plus encore que politique – mais en plus on leur ordonnait de le faire avec le sourire : s’en réjouir ouvertement. Tout questionnement sur le candidat ou son programme, toute réticence, tout comportement suspect aux yeux des « démocrates » autoproclamés recevait le signe stigmatisant de la déviance idéologique.

J’ai vu des amis, parmi les êtres les plus fins, les plus subtils, les plus intelligents et raisonnables, abdiquer leur raison et leur esprit critique, passer leur temps à relayer des rumeurs infondées et grotesques, des calomnies insultantes, et répéter ad nauseam que « Mélenchon est un danger pour la France » sans même avoir lu son programme… et préférer injurier le candidat de la France insoumise et ses partisans que de simplement discuter. Sans s’en rendre compte, ils nous ont offert une caricature hideuse de Georges W. Bush et de son fameux « si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous ».

Les réseaux sociaux comme les médias de masse se sont transformés en un déversoir ignoble. Toute vision légèrement dissonante était condamnée sans appel. Les militants de la France insoumise et tous les électeurs de Mélenchon, quelles que fussent leurs différences ou leurs divergences, leurs convictions ou leurs réflexions, ont été menacés, insultés, intimidés : la raison a déserté la France. Impossible de débattre, de discuter, de penser, d’argumenter, de s’interroger : suggérer cela, c’était « faire le jeu du FN », être « antidémocrate ». Les libertés de pensée, de conviction, d’expression, de vote ? Plus rien à foutre : dans cette rhétorique terroriste, il ne s’agissait que de voter et seulement de « bien voter ». Méthodes de fascistes employées au nom de la démocratie. Cette fois-ci, les staliniens votaient au centre. Devant tant de haine et de bêtise, devant tant de violence idéologique, devant un tel aveuglement collectif, Orwell en aurait pleuré.

Quel triste carnaval de l’hybris, alternant chantage et leçons de morale ! Pas une pensée ne s’est élevée au-dessus du caniveau. On en a vu tant se plaire à se donner des sueurs et des frissons en se peignant de manière parfaitement indécente en nouveaux résistants. On a eu droit à tous les poncifs sur « les heures sombres de l’histoire » : crétins gavés de Hanouna sur écran plat, vomissant leur infecte moraline – quand les incultes se prétendent historiens. Quelle honte et quelle insulte à ceux qui ont vraiment résisté en leur temps.

On en a vu d’autres, ou parfois les mêmes, enchaîner les sarcasmes sur la composition sociologique de la France insoumise et des électeurs de Mélenchon : que ce ne serait qu’un mouvement de « bobos » se prenant pour le peuple alors qu’ils n’appartiennent pas aux catégories populaires. Argumentation fallacieuse et stupide.
Fallacieuse puisque justement Mélenchon est allé chercher l’électorat populaire auparavant réparti entre abstention et FN et qu’il y a fait des scores inconnus de la gauche depuis bien des années.
Stupide parce qu’un tel raisonnement révèle une conception idiote du politique : à le suivre, on ne pourrait voter que selon ses intérêts privés à l’instant de l’élection. Sans possibilité de se projeter au niveau du citoyen ni considération de l’intérêt général et des diverses options d’avenir. Un tel enfermement du citoyen, réduit à sa CSP rappelle étrangement les préconisations de Terra Nova ou, pire encore, les insupportables assignations à résidence des identitaires de tous poils. Le pari de Jean-Luc Mélenchon allait à l’encontre de ces petitesses en s’adressant directement au citoyen plutôt qu’à l’individu, imaginé comme pur consommateur dans un marché politique où il arbitre son choix en fonction des promesses clientélistes des uns et des autres.

Je ne suis que l’un de ces électeurs ayant voté pour Mélenchon. Je l’ai fait après mûre réflexion, de manière lucide, et avec des réserves que j’ai déjà largement exprimées. J’aurais voulu débattre, discuter, argumenter. La tempête de haine qui s’est abattue sur moi parce que j’avais eu l’outrecuidance de voter pour lui m’a écœuré. Je n’ai aucune leçon à recevoir de ces belles âmes, responsables des maux qu’elles feignent de dénoncer, et qui se racontent des histoires pour ne pas avoir à regarder le monde en face. Hélas pour elles, ce monde les rattrape.

Malheur aux vaincus : les vainqueurs

Malheur aux vaincus. Mais aussi à la plupart des vainqueurs. Parce que dans la société d’Emmanuel Macron, les winners remportent tout… mais il n’y en a que très peu.

Si la France périphérique va perdre le peu qu’il lui restait, beaucoup de ceux qui aujourd’hui pensent appartenir au camp des gagnants vont vite déchanter, eux aussi. Ceux qui, par chance ou par travail, échappent aux fermeture d’usines, ceux qui vivent dans les métropoles et les centres-villes, ceux dont les diplômes ou les statuts les protègent, ceux qui voient dans l’Europe, l’euro et la mondialisation le confort de voyages faciles et l’opportunité de carrières fructueuses, qu’ils soient ingénieurs, fonctionnaires, indépendants, journalistes, artistes, intellectuels, cadres intermédiaires… aujourd’hui, ils se persuadent d’être les vainqueurs : vainqueurs de l’élection, vainqueurs dans la mondialisation, vainqueurs dans ce monde « moderne »…

Mais pensez-vous vraiment que seuls les postes d’ouvriers sont délocalisables ?
Croyez-vous vraiment à la fable d’entreprises sans usines qui verraient celles-ci s’installer à l’autre bout du monde pendant que les fonctions prétendues « nobles » demeureraient ici ?
Serez-vous vraiment heureux lorsque votre propre emploi sera uberisé à coup de « réformes » du travail par ordonnances [4] ?
Avez-vous vraiment conscience des conséquences de la privatisation du système de santé et de protection sociale, de l’enseignement et de la recherche, des transports, etc. sur votre vie quotidienne et sur l’équilibre de notre société ?
Avez-vous vraiment réfléchi aux conséquences des mesures fiscales promises et à leurs significations idéologiques ?
Voulez-vous vraiment d’une société fondée sur la seule adoration du fric, incarnée par le candidat des médias de masse et des puissances d’argent [5] ?
Imaginez-vous vraiment qu’il soit possible à tout le monde de devenir milliardaire s’il le souhaite… et tant pis pour les autres ?
Avez-vous vraiment oublié « LRU », « socle commun », « rythmes scolaires », « collège 2016 » et toutes les politiques destructrices pour l’enseignement, la recherche et la culture, qui ne seront que poursuivies et aggravées par le président Emmanuel Macron ?
Acceptez-vous vraiment l’absence de propositions en matière écologique, la soumission aux lobbies et l’assentiment aux traités de libre-échange destructeurs d’emplois et assassins pour la santé ?

Les lendemains risquent de très vite déchanter pour beaucoup de ceux qui placent leurs espoirs dans le nouveau président. Le fameux « cercle de la raison » de Jacques Attali n’est qu’une confiscation du pouvoir par les intérêts privés et une négation du politique. L’idéologie revendiquée par Emmanuel Macron en est navrante de sincérité : le politique est vaincu par l’économie.
L’opposition entre « progressisme » et « conservatisme » ne sert qu’à masquer la vacuité de ces idées creuses : changement pour le changement, renouvellement qui ne fait que recycler les politiques menées depuis quarante ans… Le macronisme n’est qu’un bougisme à vide. Un tel storytelling et une telle novlangue seraient risibles, s’ils n’étaient pas assassins [6].
Ainsi l’idée d’une « start-up France » devrait-elle révulser tous les citoyens tant elle dénote de méconnaissance, d’inculture et de mépris pour ce qu’est un pays, pour ce qu’est notre pays. Ce n’est pas faire injure aux entrepreneurs ni aux travailleurs, de dire que non, un État-nation n’est pas une entreprise. En revanche, c’est insulter outrancièrement l’ensemble des citoyens que de réduire la France au modèle d’une start-up… surtout quand on en connaît l’envers du décor. L’idéologie néolibérale du nouveau chef de l’État, qui ne montre que dédain pour ce qui n’est pas immédiatement convertible en pognon, n’est pas neuve mais elle n’en est pas moins catastrophique.

Depuis huit jours, se pavanent ceux qui pensent avoir « gagné ». Qu’ils savourent leur victoire illusoire. Qu’ils chérissent leur cécité volontaire. Qu’ils se complaisent dans leur niaiserie ouatée. Plus dure sera la chute collective. Et que l’on ne m’accuse pas de la souhaiter : il n’est rien que je redoute tant.

Malheur aux vaincus : la France

Avec Emmanuel Macron, le néolibéralisme a remporté une victoire décisive. Sous les vivats des thuriféraires de la mondialisation et en s’appuyant sur la flagornerie des médias de masse, il peut signer avec arrogance la fin de la souveraineté nationale, la fin de la France. Symboliquement, la mise en scène au Louvre sur fond d’Hymne à la joie en a été la preuve la plus éclatante. Se sont réjouis tous ceux qui confondent encore Europe et Union Européenne [7]. Faire jouer la Marseillaise aurait été beaucoup plus fort, d’autant que c’était là l’occasion unique d’entendre l’ensemble des couplets de ce champ universel, hélas trop peu connus bien que d’une grandeur et d’une justesse stupéfiantes. Mais quelle idée saugrenue ! La France, même pour son président, c’est ringard.

On ne peut, on ne doit se résoudre au TINA thatchérien. Pour lui résister, tous les moyens politiques sont bons. Mais, de même que je suis outré par la haine qui s’est déversée et dont je viens de longuement parler, de même je condamne sans la moindre réserve les actes de violence qui ont été commis après l’élection du président lors de manifestations à son encontre. Ils sont le fait de délinquants sans conscience politique, d’imbéciles qui cachent leur irresponsabilité derrière des slogans ignobles [8]. Ces franges déshonorent les mouvements et les idéaux politiques desquels ils osent se réclamer et qui ne leur servent que de prétextes à une violence inexcusable. Oui, je combats les options politiques et idéologiques d’Emmanuel Macron, mais certainement pas par des violences physiques ou verbales. Ainsi, est indigne la manière dont des personnalités publiques comme Manuel Valls ou Brigitte Macron ont été raillées, traînées dans la boue, insultées. La pire veulerie, la plus insupportable bassesse, la mauvaise foi la plus crasse ont envahi et achevé ce qui demeurait de noble dans le champs politique français.

Tout cela me semble, hélas, symptomatique de l’état de division de la France. L’agressivité hystérique, la surdité et la cécité volontaires, les tombereaux de haine odieuse qui se sont abattus, de toutes parts, dans tous les camps, depuis plusieurs semaines, ont approfondi encore les plaies du pays. La France n’est pas coupée en deux, mais pulvérisée par des lignes de séparations et de détestations qui se croisent et qui l’atomisent en autant de groupes où s’attisent la rancœur et le ressentiment. Alors que réconciliation et reconstruction n’ont jamais paru si nécessaires, les ennemis de la République et de la France se félicitent et soufflent sur les braises. Les identitaires de tous bords, qui rêvent de guerre civile et d’éclatement du monde commun, et qui ne pensent qu’en termes d’entre-soi et d’assignation à résidence, se réjouissent ouvertement de la situation actuelle. Leur entrisme dans tous les mouvements politiques devrait alerter les républicains et démocrates sincères. Les investitures aux législatives en sont un exemple éclatant et inquiétant. Les différents partis feraient bien de larguer les amarres avec les idiots utiles d’un antiracisme dévoyé à gauche ou les nouvelles ligues de vertu à droite (tous ces gens-là s’entendant d’ailleurs plutôt bien).

Président de la République, Emmanuel Macron se retrouve à la tête d’une France plus divisée que jamais et ravagée par l’hybris.

Cincinnatus


[1] Humainement, je n’ai rien contre Emmanuel Macron. Politiquement, j’ai tout contre son programme et son idéologie.

[2] À ceux qui me traiteraient de « mauvais perdant » : ce n’est pas là un jeu, nous ne sommes pas dans une cour de récréation, votre désinvolture m’atterre. Je ne suis pas ici pour jouer mais pour faire du politique, si cela vous déplaît, passez votre chemin.

[3] En oubliant opportunément le comportement de Lionel Jospin en 2002 !

[4] Dois-je rappeler à ces démocrates sourcilleux ce que signifie de gouverner par ordonnances et que cette idée a été remise au goût du jour par un certain Jean-François Copé ? Alors même qu’ils vilipendaient une telle initiative lors des primaires de la droite, on les voit aujourd’hui minimiser la chose en expliquant à quel point les procédures qui l’entourent la rendent démocratique. Quelle stupéfiante hypocrisie !

[5] N’est-ce pas, François Bayrou ? Je n’ai pas oublié 2007, souvenir d’autant plus triste aujourd’hui.

[6] En ce qui concerne le storytelling, je suis abasourdi de voir qu’on a réussi à faire passer pour un outsider Emmanuel Macron, énarque, inspecteur général des finances, banquier chez Rothschild, protégé d’Attali et de Jouyet, secrétaire général de l’Élysée, ministre des finances… Avec un tel CV, je n’ose imaginer ce que serait un insider.
J’hésite : s’agit-il d’un lavage de cerveaux ou d’un bourrage de crânes ?

[7] Il n’y a pas de pire ennemi de l’Europe que les institutions de l’Union européenne.

[8] Aucun appel au meurtre n’est jamais justifiable ni tolérable. Aucun. Jamais.

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