Misère de l’économicisme : 3. Fausses libertés et vraies inégalités

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Les discours des néolibéraux élèvent la liberté au rang de valeur suprême. Et on aurait du mal à être en désaccord avec eux ! Mais de quelle liberté parlent-ils ? Même ce beau mot subit le pire des traitements en passant par leur novlangue. La liberté des rodomonts néolibéraux est un triple mensonge : philosophique, social et économique. Lire la suite

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Misère de l’économicisme : 2. L’idéologie néolibérale

Les économistes ne sont pas les seuls atteints de néolibéralite aigüe : les derniers hommes du Zarathoustra nietzschéen qui clignent de l’œil [1] sont légions parmi les journalistes, éditorialistes, politiques et petits gris de Berlin, Bruxelles et Bercy. Qu’ils soient Candide ou Tartuffe, ils colportent la propagande néolibérale qui ne repose donc en rien sur la science, comme elle le prétend, mais bien sur l’idéologie – prise aux sens qu’en donnent à la fois Ricœur et Arendt. Ainsi le néolibéralisme apparaît-il comme l’idéologie qui accompagne et légitime le mode de production dominant actuel : un capitalisme financiarisé, mondialisé, dans lequel les grandes entreprises comme les classes les plus aisées s’affranchissent des cadres stato-nationaux légaux, fiscaux, politiques et éthiques. Lire la suite

Misère de l’économicisme : 1. L’imposture scientifique

Frontispice allégorique illustrant les mathématiques,  Dictionnaire mathématique ou idée générale des mathématiques...Par le terme d’économicisme, j’entends la tendance, fort répandue, à faire passer l’économie pour une science capable rendre compte du réel comme peuvent le faire les sciences exactes. Marxistes et (néo)libéraux convergent dans cette prétention scientifique en affirmant d’une même voix la puissance omniexplicative des facteurs économiques, c’est-à-dire la faculté à décrire et prévoir les comportements humains et sociaux par la seul compréhension de « lois » économiques semblables aux lois physiques qui régissent l’univers. Toutefois, c’est au seul discours dominant néolibéral, et dans sa dimension faussement scientifique mais vraiment idéologique [1], que je choisis de m’intéresser ici – une bonne partie de l’analyse pouvant être appliquée à son pendant marxiste. Lire la suite

Les lectures de Cinci : deux économistes à contre-courant

Je n’aime pas les économistes. Du point de vue de la philo, ils prostituent la pensée. Du point de vue des math, ils prostituent la science. Dans tous les cas, ils me débectent par leur arrogance et leur prétention à élever leur discipline au rang de science exacte exerçant un magistère tyrannique sur l’ensemble des autres disciplines inféodées à son utilitarisme. Tous ? Non. Heureusement, quelques-uns ne se vautrent pas dans l’hybris caractéristique de beaucoup de leurs confrères. En voici deux qui nous réconcilieraient presque avec les économistes : Bernard Maris et Yanis Varoufakis.

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9782246852193-xEt si on aimait la France, Bernard Maris, Grasset, 2015.

Le livre en deux mots

Le regretté Oncle Bernard nous a laissé un dernier ouvrage plein de lumière. Sans point (ni d’exclamation ni d’interrogation), il nous invite à simplement aimer notre pays. Il en livre un portrait lucide, amer parfois, amusé souvent, inquiet toujours. Lire la suite

Les lectures de Cinci : le règne des médiocres

La Médiocratie, Alain Deneault, Lux, 2015.

1776045-gfLe livre en deux mots

Le philosophe et professeur de science politique à Montréal Alain Deneault pourfend avec une joyeuse ironie l’extension du domaine de la médiocrité. S’attaquant successivement aux mondes 1/ de l’université et de l’expertise, 2/ des grandes entreprises et de la finance, et 3/ de la culture, il décrit un paysage ravagé par la rapacité et l’égoïsme, valeurs cardinales du néolibéralisme. Ce regard, porté depuis le Canada, offre une perspective salutaire. Lire la suite

Des réformes et des réformistes

Comment le beau mot de réforme, synonyme pendant longtemps d’amélioration des conditions de vie et de travail pour la majorité, en est-il venu à signifier le recul des droits pour la plupart ?

Jadis, c’est-à-dire jusqu’à il y a quelques décennies – à l’échelle d’une société, c’est peu, si peu –, une réforme consistait en le résultat d’une lutte idéologique et politique, souvent doublée de ce que l’on n’appelait pas encore un « mouvement social » (insupportable novlangue). Lorsque la gauche s’intéressait encore au peuple et assumait l’héritage de la Révolution, le camp des « réformistes » regroupait tous ceux qui pensaient possible, donc nécessaire, l’octroi de nouveaux droits aux individus – à tous les individus, quelles que soient leurs origines, leurs richesses, leurs places ou leurs fonctions. Lire la suite

Le cas Montebourg

MontebourgNom : Montebourg
Prénom : Arnaud
Surnom : « L’Homme à la Marinière »… mais, en général, c’est plutôt lui qui en donne aux autres
Parti : Parti socialiste (paie ses cotisations par nostalgie, à moins que…)
Famille de pensée politique : Démondialiste made in France

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