Le règne de l’agressivité

Une étude récente prétendait montrer la diminution alarmante du QI. Peu importe la véracité d’une telle affirmation : nous pourrions bien être tous des génies, nous nous comportons comme des monstres de bêtise crasse. Pire : la connerie s’est élevée en valeur cardinale. La veulerie, la vulgarité, la bassesse, l’agressivité imprègnent tous les rapports sociaux, et l’inculture s’impose jusqu’au plus haut niveau. Toute nuance est congédiée au profit de la réduction à l’affrontement caricatural d’un camp contre un autre, quel que soit le sujet. L’honneur, la grandeur, la vertu, la noblesse sont ringardisés, ridiculisés, méprisés. Jouissez, chers contemporains, de cette société de la sottise et de la fatuité qui préfère la « punchline » à la pensée, le « buzz » à l’information, l’agressivité à la sérénité et à la délicatesse des mœurs. Lire la suite

Les lectures de Cinci : deux économistes à contre-courant

Je n’aime pas les économistes. Du point de vue de la philo, ils prostituent la pensée. Du point de vue des math, ils prostituent la science. Dans tous les cas, ils me débectent par leur arrogance et leur prétention à élever leur discipline au rang de science exacte exerçant un magistère tyrannique sur l’ensemble des autres disciplines inféodées à son utilitarisme. Tous ? Non. Heureusement, quelques-uns ne se vautrent pas dans l’hybris caractéristique de beaucoup de leurs confrères. En voici deux qui nous réconcilieraient presque avec les économistes : Bernard Maris et Yanis Varoufakis.

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9782246852193-xEt si on aimait la France, Bernard Maris, Grasset, 2015.

Le livre en deux mots

Le regretté Oncle Bernard nous a laissé un dernier ouvrage plein de lumière. Sans point (ni d’exclamation ni d’interrogation), il nous invite à simplement aimer notre pays. Il en livre un portrait lucide, amer parfois, amusé souvent, inquiet toujours. Lire la suite

La galanterie assassinée

Quand les féministes se trompent de combats

 

Ma tendre amie,

Alors que je me languis de vous, je souhaite porter à votre cœur et à votre cher esprit une histoire étonnante qui m’est récemment arrivée et les réflexions qu’elle a suscitées en mon âme. J’espère, vous contant cette aventure, vous divertir un peu dans l’attente de nos retrouvailles.

Je déambulais dans les rues parisiennes avec quelques miens amis, l’une de nos compagnes traînait une lourde charge sous la forme d’une volumineuse valise. Lorsque nous dûmes emprunter des couloirs de métro, je lui proposai de l’aider à monter plusieurs séries d’escaliers en portant ledit fardeau. C’est alors qu’une autre camarade m’accusa de « misogynie bienveillante ». Bigre ! Je me retrouvai donc misogyne comme Monsieur Jourdain poète. Lire la suite