Vae victis

Cersei's-WalkofShame-S05E10

Le « walk of shame » de Cersei dans Game of Thrones : modèle de cette élection ?

Depuis une semaine, la campagne présidentielle est terminée. Emmanuel Macron est le nouveau président de la République. Tant mieux pour lui. Comme beaucoup, j’ai mis dans l’urne un bulletin à son nom, ne faisant mon choix qu’au dernier moment, dans l’isoloir. On ne s’étonnera pas que cela ne signifie pas une adhésion au personnage ni à son programme : au contraire [1]. Quoiqu’amère, j’assume cette décision parce que c’est mon vote, décidé en conscience… et malgré toutes les innommables pressions exercées entre les deux tours. Car, si la campagne électorale avant le premier tour avait déjà été odieuse, celle qui a suivi a repoussé les bornes de l’abjection. C’est toute la France qui a sombré dans une folie puérile et suicidaire [2].
Lire la suite

Publicités

De la vertu en République

Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu

Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu

C’est dans le gouvernement républicain que l’on a besoin de toute la puissance de l’éducation. La crainte des gouvernements despotiques naît d’elle-même parmi les menaces et les châtiments ; l’honneur des monarchies est favorisé par les passions, et les favorise à son tour ; mais la vertu  politique est un renoncement à soi-même, qui est toujours une chose très pénible.
On peut définir cette vertu, l’amour des lois et de la patrie. Cet amour, demandant une préférence continuelle de l’intérêt public au sien propre, donne toutes les vertus particulières ; elles ne sont que cette préférence.
Cet amour est singulièrement affecté aux démocraties. Dans elles seules, le gouvernement est confié à chaque citoyen. Or le gouvernement est comme toutes les choses du monde ; pour le conserver, il faut l’aimer.

(Montesquieu [1])

Lire la suite

Veillée funèbre pour l’honneur disparu

Sous le crépuscule hivernal, ils ne se retrouvèrent qu’une poignée, rassemblés devant la modeste tombe. La pierre laissait lire ces seuls mots gravés : « Ci-gît l’honneur ».

Après un long silence, le premier parla ainsi :
Lire la suite

Le cas Sarkozy

Nicolas SarkozyNom : Sarkozy
Prénom : Nicolas
Surnom : « Naboléon », « Nicolas le Petit », « Iznogoud », « le Nain », « l’Aut’ taré », « l’Hyperprésident », « Joe Dalton », « le Traître », « le Voyou de la République », « le Boss », etc. etc.
Parti : créateur de LR pour faire oublier qu’il a coulé l’UMP
Famille de pensée politique : grand maître de l’opportunisme, apprenti-sorcier de l’alliance libérale-identitaire

Lire la suite

La République à la reconquête de ses territoires perdus

J’ai parlé ailleurs de la balkanisation de la nation. Cette fragmentation se retrouve très concrètement dans la géographie même de notre pays. Lorsque l’on parle des territoires français, des mots d’une violence et d’une charge historique inouïes sont souvent employés, y compris par les plus hauts représentants de l’État : « ghettos », « apartheid »… Ces mots ont un sens précis et les utiliser pour décrire la situation actuelle n’est pas anodin.

Lire la suite

Ils voient des tabous partout

À longueur d’interviews, à droite comme à gauche, au centre comme aux extrêmes : « nous n’avons pas de tabou », « ce n’est pas un tabou » ou encore « il faut faire sauter les tabous ». Pauvres tabous qui n’en demandaient pas tant ! Pourquoi cette haine ? Pourquoi voient-ils des tabous partout ?

Lire la suite

Ce que Sarkozy a fait à la France

Nicolas Sarkozy, qui n’était jamais parti, est revenu… à la tête de l’UMP. Les militants ont réélu celui qui leur avait fait perdre toutes les élections de 2008 à 2012, celui qui avait laissé derrière lui un champ de ruine à la direction du parti en provoquant puis en encourageant la guéguerre Copé-Fillon, celui qui avait ruiné son parti. Et encore ! ce qu’il a fait à son propre parti n’est rien, comparé à ce qu’il a infligé à la France. La présidence de François Hollande a beau être désespérante, cela doit-il faire oublier le quinquennat précédent ? Parmi la myriade de souffrances, parmi les innombrables humiliations que Nicolas Sarkozy a portées au pays, je n’en retiendrai que trois. Trois raisons pour lesquelles, quels que soient les renoncements et les faiblesses de l’actuel Président, si je devais de nouveau choisir entre les deux, je n’hésiterais pas un instant et voterais contre Nicolas Sarkozy.

Lire la suite