PMA, GPA : de nouveaux droits ?

À propos d’un autre sujet, celui de la « fin de vie » et de l’euthanasie, j’ai dit les réticences suspicieuses que m’inspirent les certitudes tranchées lorsqu’on se trouve à l’intersection de l’intime et du public, du personnel et du politique, de l’individu et du citoyen… parce que, souvent, ces certitudes masquent avec peine des croisades personnelles. Si je ne remets en cause, a priori, ni leur justesse ni leur sincérité, elles ne peuvent, en revanche, entraîner ma conviction et ne devraient en aucun cas servir de boussole à la décision ni à l’action politiques. Lire la suite

Plaidoyer pour la liberté sexuelle contre les nouvelles ligues (de vertu)

J’ai toujours pensé que l’hétérosexualité pure, pas plus que l’homosexualité intégrale, n’ont de réalité[1]. Je les conçois plutôt comme deux pôles idéals-typiques d’un arc continu sur lequel chaque individu se positionne et peut évoluer. Pour le dire autrement : je suis convaincu que personne n’est 100% hétéro ni homo, mais bien « plutôt ceci » ou « plutôt cela » et peut changer, découvrir, vivre des expériences divergentes, au hasard des rencontres[2]. En effet, quel hétérosexuel n’a jamais été ému devant le pouvoir érotique d’une sculpture ou d’un corps vivant du même sexe ? Quel homosexuel peut affirmer n’avoir jamais éprouvé la sensualité d’une peau de l’autre rive ? Sans doute en trouvera-t-on : rien n’interdit que l’avenir leur réserve des surprises… et tant mieux.

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Qu’ils me traitent donc d’islamophobe !

Assez d’atermoiements ! Assez de reculades ! Assez de compromissions !

Il y a maintenant trois semaines, le dimanche 24 janvier 2016, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, était l’invitée de l’émission Le Supplément sur Canal+. Une séquence a fait couler beaucoup d’encre : après un reportage sur BarakaCity, une association se présentant comme « humanitaire » mais soupçonnée de relations sulfureuses avec les terroristes qui ont ensanglanté la France en 2015, son dirigeant, Idriss Sihamedi, connu pour ses saillies indignes sur les réseaux sociaux, aligne les provocations sous les regards stupéfiés du présentateur Ali Baddou et de la ministre de l’éducation nationale. La réaction, minimale, de cette dernière ne laisse pas d’étonner ni de décevoir. En tant que représentante de l’État, en tant que ministre de la République, en tant que citoyenne française, elle aurait pu dire bien des choses, réagir de bien des manières différentes. Dans tous les cas, elle aurait dû marquer une opposition ferme. Par exemple :

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