Et si on parlait d’infertilité ?

Avertissement : dans ce long billet, ça risque de jacter un peu sexe et même de manière que certains pourraient trouver pas très pudique. Il n’est donc pas recommandé aux âmes prudes qui veulent encore croire que les enfants naissent dans des végétaux… quoiqu’elles pourraient sans doute y apprendre deux ou trois choses. Vous voilà prévenus. Lire la suite

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Les lectures de Cinci : deux économistes à contre-courant

Je n’aime pas les économistes. Du point de vue de la philo, ils prostituent la pensée. Du point de vue des math, ils prostituent la science. Dans tous les cas, ils me débectent par leur arrogance et leur prétention à élever leur discipline au rang de science exacte exerçant un magistère tyrannique sur l’ensemble des autres disciplines inféodées à son utilitarisme. Tous ? Non. Heureusement, quelques-uns ne se vautrent pas dans l’hybris caractéristique de beaucoup de leurs confrères. En voici deux qui nous réconcilieraient presque avec les économistes : Bernard Maris et Yanis Varoufakis.

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9782246852193-xEt si on aimait la France, Bernard Maris, Grasset, 2015.

Le livre en deux mots

Le regretté Oncle Bernard nous a laissé un dernier ouvrage plein de lumière. Sans point (ni d’exclamation ni d’interrogation), il nous invite à simplement aimer notre pays. Il en livre un portrait lucide, amer parfois, amusé souvent, inquiet toujours. Lire la suite

La notion de vérité en science (6) – L’ambiguïté au cœur de la science selon Gaston Bachelard

Gaston_Bachelard_1965

Gaston Bachelard

Gaston Bachelard considère que la science progresse par négations progressives des paradigmes précédents[1]. Il cite ainsi les différentes théories du « non » : « la géométrie non-euclidienne, la mesure non-archimédienne, la mécanique non-newtonienne avec Einstein, la physique non-maxwellienne avec Bohr, l’arithmétique aux opérations non-commutatives qu’on pourrait désigner comme non-pythagoricienne[2] », dans lesquelles la négation englobe, intègre, ce qu’elle nie. Lire la suite

La notion de vérité en science (5) – Le tournant de la « modernité » selon Alexandre Koyré

Koyre

Alexandre Koyré

Il faut étudier les révolutions scientifiques du double point de vue de l’histoire des sciences et de l’histoire de la philosophie. En effet, selon Alexandre Koyré[1], les grandes disputes scientifiques, les grandes découvertes se font inévitablement dans l’espace commun entre les champs de la science et de la philosophie ; et les œuvres scientifiques doivent ainsi toujours être replacées dans leur contexte intellectuel. Par conséquent, les idées des Anciens ne peuvent pas être traduites en langage moderne : les démonstrations et expérimentations d’Archimède doivent être étudiées dans le langage de la science et de la philosophie du monde d’Archimède. Lire la suite

La notion de vérité en science (4) – Tentative de conciliation des approches de Popper et Kuhn

Les positions de Popper et Kuhn ne s’opposent pas autant qu’eux-mêmes veulent bien le dire. En apparence, la progression par essais et erreur du premier ne peut aisément s’accorder avec les révolutions radicales du second. De même, la science normale demeure un concept inacceptable pour Popper qui perçoit la théorie de son ancien élève comme profondément contraire à son critère de réfutabilité. Lire la suite

La notion de vérité en science (3) – Les révolutions de paradigmes selon Thomas Kuhn

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Thomas Kuhn

Thomas Kuhn, qui fut l’élève de Popper, s’oppose en apparence à lui dans sa conception de l’évolution de la connaissance scientifique. Selon Kuhn, la science avance par révolutions du paradigme dominant, établi par ce qu’il appelle la « science normale », et non par élargissements successifs. Il peut ainsi dire, à propos de ces révolutions scientifiques : « chacune d’elles a exigé que le groupe rejette une théorie scientifique consacrée par le temps en faveur d’une autre qui était incompatible[1] », ce changement de paradigme par révolutions successives, étant « le modèle normal du développement d’une science adulte[2]. » Lire la suite

La notion de vérité en science (2) – La réfutabilité des théories selon Karl Popper

Karl_Popper

Karl Popper

Pour être comprise, la pensée épistémologique de Karl Popper doit être remise dans son contexte intellectuel. En effet, son ouvrage La logique de la découverte scientifique (1959) constitue une réponse au cercle de Vienne, promoteur de l’empirisme logique[1]. Lire la suite